L’argent ne fait pas le bonheur, la pauvreté non plus

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L’argent ne fait pas le bonheur, la pauvreté non plus

Certainement pour la nouvelle année vous avez souhaité à vos amis d’avoir beaucoup d’argent.
Et si je vous avouais que ça ne les rendra pas plus heureux. Vous connaissez le dicton qui dit que l’argent ne fait pas le bonheur ?

A la recherche éperdue d’argent

J’ai si souvent changé de boulot que finalement j’en oublie le nombre exact. Au début motivé par les espèces sonnantes et trébuchantes, j’avais longtemps cru que cette croissance salariale me rendrait heureux. Assez rapidement je me résolus à trouver de nouvelles motivations à ma course effrénée. Ce furent donc les nouvelles compétences acquises dans chaque nouveau changement que j’affichais comme motif aux autres pour me donner bonne conscience.
Je fis assez rapidement le constat que lorsque vous avez plus d’argent vous avez tendance à revenir après un moment d’euphorie à un niveau de bonheur relativement stable en dépit de cet événement positif qui apporte un changement de votre vie. C’est ce qu’on appelle l’adaptation hédonique.

A la recherche du bonheur en famille

Une amie désirait fortement se marier. Elle avait besoin de quelqu’un dans sa vie. Sa moitié comme elle le disait. Une personne pour combler ce vide et réchauffer sa couche. Puis vint le Prince charmant. Elle l’aima et continue de l’aimer. Pour rien au monde elle ne l’échangerait. Ils se marièrent et ils vivent heureux ou presque. La fin des contes de fée, c’est généralement: ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants. Passée l’euphorie du mariage, elle revint pleurnicher dans mes oreilles. Son bonheur n’était pas complet. Elle avait un travail et son prince charmant. Il lui fallait des cris de joie et des rires pour égailler sa maison. Elle voulait un enfant. Lorsqu’elle m’en parlait, je lui signifiai qu’elle devait prendre le temps de vivre son idylle. Je finis par lui avouer que cette joie indicible finirait et qu’elle devrait profiter des instants présents. Sa décision était prise. Hic et nunc, il lui fallait cet enfant. Dieu exauça sa prière. Il la bénit doublement. En 3 ans, elle fit 2 enfants, deux garçons.

Elle disparut brusquement et par le plus grand des hasards, je la revis. J’avais espéré qu’elle resplendisse de joie mais il y avait dans son regard comme un manque. Nos retrouvailles se transformèrent en complainte. Elle voulait une fille. Une “héritière”.

Une cigogne passa et lui déposa une fille. Elle avait 3 enfants. Elle m’envoya le jour de la naissance de la petite une photo sur Whatsapp: “Tu es tonton. Dis bonjour à ta nièce.”
Des mois passèrent et un jour, je l’entraperçue au supermarché. Des accolades et oubliant nos courses, nous nous lançâmes dans des prises de nouvelles. Elle m’avait l’air fatigué, encore. Son travail, son époux et ses enfants lui prenaient tout ce qu’elles avaient comme temps. Elle ne vivait plus pour elle-même. Elle disait être heureuse mais avait besoin de repos.
Elle cherchait le moyen de se détacher de tout ça et prendre du temps pour elle. Partir seule en vacances sans biberon à faire, sans couche à changer, sans plat à cuisiner, sans réunion à faire et sans rapport à rendre.
Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie en lui rappelant que je l’avais prévenue. Plus d’argent ou plus d’évènements positif ne rend pas plus heureux. On a certes un pic de joie et très rapidement on redescend au précédent niveau de bonheur.

Ne nous trompons pas, je ne dis pas qu’il faut se complaire dans sa situation et ne pas chercher à améliorer ses conditions de vie. Il faut juste comprendre que l’accumulation de biens, d’argent, d’évènements heureux ne nous rendront pas plus heureux.
Bon, je vous laisse, je viens de voir une offre d’emploi sur le web…

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