JAMAIS tu ne briseras cette CHAÎNE!!

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JAMAIS tu ne briseras cette CHAÎNE!!

L’histoire de Dumbo l’éléphant

Lorsque le cirque de Bouglione fit l’acquisition de Dumbo l’éléphanteau, il dépassait à peine les 100 kilos et faisait juste 1 mètre. Très tôt séparé de sa mère, il avait commencé à apprendre à vivre seul. 100 kilos ça parait énorme pour les humains mais pour un pachyderme, cela ne représente absolument rien en comparaison des 5 tonnes qu’il fera dans quelques années.

Très tôt on lui attacha la patte arrière avec une très grosse chaîne. La centaine de kilo qu’il faisait n’était pas suffisante pour briser cette chaîne. A plusieurs reprises, il essaya de briser cette énorme chaîne qui le retenait captif et l’empêchait d’aller où il voudrait. Revenant chaque jour sur son ouvrage, celle de pouvoir libérer sa patte arrière, il tenta encore et encore et finit par jeter l’éponge tel un boxeur sous les coups administrés par son adversaire.
Il finit par accepter son destin: il ne pourra jamais vaincre cette chaîne, responsable de sa captivité. Il arrêta donc de vouloir s’échapper et accepta son triste destin.
Notre éléphanteau Dumbo, grandit très vite et finit par devenir un grand et puissant mastodonte. Il pesait près de 5 tonnes mais malgré sa puissance, cette pauvre chaîne demeurait un obstacle insurmontable pour lui, car ayant été formaté à le croire, il avait abandonné toute résistance et était devenu le prisonnier.

Leçon d’une visite de cirque

Lorsque cette chance m’a été offerte avec d’autres personnes d’accompagner des jeunes pour visiter les arrières cour de ce cirque, mon neveu que j’accompagnais et à qui j’avais raconté à plusieurs reprises que l’éléphant était le plus puissant des animaux, remarqua l’énorme pachyderme attaché à une toute petite chaîne. Il me dit : “mais tonton, tu m’avais dit que l’éléphant est le plus puissant des animaux de la forêt, de la jungle et de la savane mais regarde, ton puissant animal ne peut même pas couper la petite chaîne qui est à son pied. C’est à ce moment que je fis le constat que l’éléphant était maintenu par une toute petite chaine. Chaîne que je pouvais briser d’un seul coup en tirant fort. Mais pourquoi un éléphant qui était aussi puissant n’y arrivait pas?
Un dresseur qui passait à proximité s’approcha de nous et me raconta l’histoire que je viens de vous narrer.
L’éléphant n’était pas pas prisonnier de la chaîne mais plutôt de son esprit, un esprit qui le limitait et lui faisait croire que jamais il ne briserait sa chaîne puisqu’il n’était jamais parvenu à le faire.

Tout comme l’éléphant, nous avons tous grandi dans des environnements où on nous disait faire ceci est impossible et quand tu demandais les raisons, les gens avaient du mal à l’expliquer ou la réponse laconique qu’on donnait c’est que certains avaient essayé il y a plusieurs années mais face à la défaite, tout le monde avait fini par se dire que c’est impossible à faire.
Vous avez sûrement déjà entendu que se départir de la corruption était impossible en CI puisqu’on a tous grandi avec cela en tête. Que monter son entreprise était impossible en Afrique car plusieurs s’y étaient cassé les dents. Il était impossible d’avoir un constructeur automobile africain car cela demandait beaucoup de moyens et une expertise que nous n’avions pas. Qu’il était impossible qu’un pays se développe en moins d’un siècle car les occidentaux ont mis plusieurs siècles à le faire. Que la Coupe du Monde ne serait jamais africaine, qu’aucun africain ne pourra jamais gagner une médaille en Or Olympique, qu’aucune entreprise africaine ne peut dominer le marché mondial dans un secteur, etc. La liste est longue et je vous laisse la compléter.

Ce qui s’apparente à un constat d’échec avant même d’avoir combattu est juste lié au fait que comme l’éléphanteau, à un moment où nous n’étions pas encore forts pour mener un combat, nous nous sommes retrouvés face à une situation d’échec et comme l’échec nous enseigne trop souvent qu’il faut abandonner rapidement, nous avons jeté l’éponge.
Je le dis souvent, il n’y a pas de génération spontanée. La seule voie du succès c’est d’investir dans des projets à long terme, dans des pépinières d’entreprises, dans des athlètes qui seraient sélectionnés très jeunes, suivis et coachés correctement, etc.

A cela s’ajoute le fait que nous n’avons pas la culture de l’échec. On nous apprend très tôt que nous ne devons pas échouer sinon nous serons sanctionnés soit par des mauvaises notes soit par des réprimandes. Pourtant l’échec a des vertus. On apprend plus des échecs que des succès. La vertu de l’échec c’est de nous offrir un temps d’arrêt, d’examen, de retour sur soi. Nous donner l’opportunité de comprendre et de pouvoir surmonter les obstacles pour avancer. La réussite est toujours une succession d’échecs et de succès mais on en reparlera…

Si vous vous dites que c’est impossible dites vous que certains l’ont fait alors pourquoi pas nous et repensez à l’histoire de Dumbo, mon éléphant du cirque Bouglione.

Ciao

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